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La peur du célibataire et l’hyperesthésie sensible

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La peur du célibataire et l’hyperesthésie sensible

Dr. Jeannette Abou Naser  Daccache

Résumé

En son propre interne, le célibataire lutte contre l’étranger identique féminin, qui lui fait de l’ombre, dans une confrontation aliénante, pour lui-même et pour l’autre, source de blessures au rapport dépendant. Ses manifestations sont les impressions proprioceptives, ressenties comme une hémorragie émotionnelle agressive pendant les soins apportés par sa mère. À défaut d’image de la femme rencontrée, il la remplace par l’imaginée, y projetant un sentiment de haine. Cette femme sera « une boîte de réserve à négatifs », qui empêchera l’engagement, sera un rappel d’un vécu basé sur des métaphores du vécu proprioceptif. Cette source des éprouvés envahissantes correspond à « l’hyperesthésie sensible ».

The single man fights against the foreign identical female in him-self, because it overshadows him, in an alienating confrontation, with him-self and the other. It causes wounds in a dependent relationship. Its manifestations are proprioceptive impressions experienced first during maternal care and called as an aggressive emotional hemorrhage. Missing the image of the woman he would meet, he replaces it with one from his imagination ; projecting on it feelings of hate. This woman is “a box to keep negatives”, that will prevent any engagement, will be a reminder of experiences based on metaphors of lived experience. This source of invading emotions corresponds to the “emotional hyperesthesia”.

Sommaire

I-Introduction

  1. L’hyperesthésie et antiquité
  2. L’hyperesthésie et pathologie
  3. L’hyperesthésie est un symptôme névrotique
  4. Hyperesthésie, délire, hallucination ou une hypersensibilité
  5. Hyperesthésie et altération des sensations
  6. Quel lien existe –t-il entre l’hyperesthésie et le délire

 

  1. Hyperesthésie et intrusion psychique
  2. L’incompris et l’étranger identique féminin et la boîte à négatif
  3. Hyperesthésie et Impression proprioceptive négative

II- Illustrations cliniques

1-Les sensations sont la retrouvaille du lien maternel.

2- La femme est une emprise.

3- La femme est une origine virtuelle- réelle.

4- La femme est un support/soutien.

5- La femme est une pulsion, une image.

6- La femme est un objet narcissique.

7- La femme est identique à l’homme.

8- La femme est une équation symbolique temporelle.

9- La femme est avide.

10- La femme est intouchable.

11- la femme est une équation paternelle.

12- La femme est érotique évoquant la différence des sexes.

13- La femme est une séparation.

14- La femme est une extinction du désir.

Conclusion

Bibliographie

 

Concepts : hyperesthésie, emprise, peur de l’homme, une sensibilité exacerbée, transformant des sensations ordinaires en sensations douloureuses.

  1. L’HYPERESTHESIE ET ANTIQUITE

L’hyperesthésie est un concept utilisé dans l’antiquité, elle est reliée dans sa constitution émotive, Dupré (1925) la caractérise à la fois par des signes physiques et psychiques. Parmi les signes physiques, il mentionne une hyperesthésie sensorielle. Les signes psychiques énumérés sont l’impressionnabilité, l’énervement, l’anxiété, l’irritabilité, l’impulsivité. Dupré souligne que l’hyperémotivité peut se prolonger de façon morbide sous l’influence de facteurs infectieux, toxiques et surtout traumatiques.  Il ajoute à son chapitre intitulé « la doctrine des constitutions » le sous-titre suivant : « les déséquilibres constitutionnels du système nerveux »  (p. 490).  Briquet (1859) place  l’hyperesthésie au premier rang des « stigmates » de l’hystérie. Pour lui, les symptômes principaux de cette maladie sont les suivants : « Une sensibilité extrême du système nerveux ; des hyperesthésies diverses, au milieu desquelles dominent des douleurs à la région épigastrique, au côté gauche du thorax, et le long de la gouttière vertébrale gauche » (p. 5). Ganser [1835-1931] rappelle la définition de Kraepelin selon laquelle dans l’hystérie, « des troubles corporels passagers et diverses formes d’une folie particulière peuvent être déterminées par des représentations provoquant des sensations fortes » (1902). Ces sensations fortes car pour certains points du corps semblent doués d’une sensibilité si délicate qu’ils sont constamment douloureux et deviennent le point de départ de douleurs vives et d’autres accidents dès qu’ils subissent le plus léger contact » (p. 259). Tout se passe donc comme si la moindre stimulation était vécue comme une agression donc parler d’hyperesthésie affective, si on définit celle-ci comme un synonyme d’hyperractivité émotionnelle.  (Garrabé, 1999). Dans «  L’état mental des hystériques ([1911], 2e éd., 1983) », il consacre un chapitre aux « dysesthésies » et « hyperesthésies » (p. 250-269) : « Parmi les troubles de la sensibilité, ceux qui forment les accidents les plus importants sont les hyperesthésies ou mieux les hyperalgésies.

 

  1. L’HYPERESTHESIE ET PATHOLOGIE

L’hyperesthésie se résume par une « exaltation de la sensibilité » (Janet, 1911, p. 259), figure en bonne place parmi les caractéristiques décrites chez les hystériques dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Krafft-Ebing [1840-1902] parle de l’« hyperesthésie psychique » des hystériques (1879) . Janet [1859-1947], renvoie  à la classification actuelle des troubles dits « dissociatifs »  Kretschmer a utilisé la notion d’hyperesthésie, en l’attribuant à la lignée schizoïde en décrivant le rapport entre ces deux pôles une alternance entre hyperesthésie et anesthésie et parle de « proportion psychesthésique ». Minkowski (1927) parle : « De même que le tempérament cycloïde oscille entre la gaieté et la dépression chez les scizoïdes..

L’hyperesthésie – désormais appelée « allodynie mécanique » – est un trouble ressenti sous différentes formes. Elle perturbe la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Découvrons ce qu’est l’hyperesthésie, qui elle concerne, et quelles sont ses différentes caractéristiques.

L’hyperesthésie se traduit par une perception hors norme d’un stimulus. Il s’agit d’une intensité anormale de la sensibilité des sens.  C’est le ressenti d’une sensibilité exacerbée de l’un de ses sens.

Elle est considérée comme une exagération :

soit pathologique ou maladive ;

soit physiologique, c’est-à-dire non liée à une pathologie.

Depuis 1979, le terme « hyperesthésie » et son concept même sont répertoriés sous le nom d’allodynie mécanique.

Toutes les formes d’hyperesthésie peuvent concerner :

les enfants ;

les jeunes adultes, hommes et femmes ;

les seniors des deux sexes. L’hyperesthésie peut être plus fréquemment rencontrée, aussi chez les dépressifs.

a.Caractéristiques des différentes formes d’hyperesthésie

L’hyperesthésie peut être déclenchée par des stimuli de zones différentes. Les différentes formes d’hyperesthésie sont répertoriées comme suit :

Hyperesthésie cutanée incluant le cuir chevelu : le moindre effleurement d’une zone du corps ou du crâne peut déclencher une douleur.

Hyperesthésie relationnelle : elle relève du domaine psychiatrique et désigne une susceptibilité exagérée du sujet dans ses relations sociales.

Hyperesthésie sensorielle : elle relève du domaine de la psychologie et concerne principalement les sujets surdoués (adultes et enfants) et/ou autistes présentant une exacerbation des sens (ce qui est source de stress car il y a une incapacité à se défendre contre ces agressions sensorielles). Celle-ci s’explique par la rapidité de réaction du cerveau et de sa réceptivité des informations sensorielles, mais aussi par le fait que ces personnes ont une pensée en réseau plutôt que hiérarchisée comme la plupart des gens.

Hyperesthésie visuelle et hyperesthésie auditive : elles se traduisent respectivement par une hypersensibilité aux stimulations de la vue et de l’ouïe.

Hyperesthésie psychique .

b.Les symptômes de l’hyperesthésie

Les symptômes principaux de cette maladie sont les suivants : « Une sensibilité extrême du système nerveux ; des hyperesthésies diverses, au milieu desquelles dominent des douleurs à la région épigastrique, au côté gauche du thorax, et le long de la gouttière vertébrale gauche » (p. 5).

Nous travaillons dans cet article hyperesthésie sensible chez les hommes célibataires. L’illustration clinique tourne autour de 3 hommes célibataires

Le théâtre émotionnel des hommes célibataires est un espace énigmatique. Ils viennent aux consultations pour tenter de le décoder. Les célibataires méditerranéens viennent afin de comprendre ce monde affectif primaire, ce qui montre l’emprise d’une origine inexplorée, d’un stade non dépassé, du narcissisme le plus enfoui. C’est à travers leurs mots agités et des états comme l’angoisse, la révolte, la tyrannie, le désespoir et l’exaltation que les célibataires expriment le débordement des échecs de leurs relations.

Dans cet article, nous situons le célibataire dans cette sensation d’hyperesthésie, portant toute la représentation imaginaire ou fantasmatique. M. Séglas décrit    l’hyperesthésie comme « imaginaire »,cité  par (Garrabé, 1999). L’état mental des hystériques ([1911], 2e éd., 1983) c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une exagération physiologique mais psychologique des sensations, exagération due à une association des sensations en question avec des phénomènes pénibles.

Une émotion qui se transforme en un phénomène biologique qui traduit un moment d’arasement vécu et que la parexcitation du jeune homme ne pourra pas détenir er la transforme en un symptôme, que ses effets néfastes, au lieu, que le célibataire tente de comprendre son vécu, le symptôme prend la place de la déliaison biologique pour son expression dans l’acting out extérieur et il aboutit à une relation rompue avec la femme à l’extérieur.

Nous choisissons pour objet et méthodologie le “célibat” concentré autour de l’absence de vie relationnelle amoureuse et sexuelle, autour de la crainte de l’engagement ou de la peur de la femme? Le célibataire exprime un trouble et une confusion sur cette question. Il est difficile de comprendre son choix et son engagement affectif. Il cherche à saisir le lien affectif, au niveau des problématiques psychiques qui peuvent sous-tendre cette question de la peur de l’engagement. Les plaintes des patients forment le point de départ de ce questionnement, leurs souffrances ou leurs peurs clairement exprimés en lien avec le célibat.

Le cheminement de l’article se présente sous forme de discussion ou ce qui apparait comme des représentations fantasmatiques pouvant être associées au féminin,  à l’intérieur de l’homme et  situées dans la clinique: par des vignettes cliniques et précisément, il s’agit de fantasmes ou de représentations archaïques issues des paroles de patients et repérables dans les matériaux culturels de ces célibataires et en suivant les idées de B, Golse,(1990), selon les représentations qu’est le couple de l’enfant avec son environnement et le choix de la femme qu’il fait qui traduit nécessairement la fixation à cette hyperesthésie . Pourrons nous nommer ces sensations comme un délire   de relation sensitive à la lumière de E, Kretshmer. (1919), un délire de sensation relationnelle ?

Extérieurement, l’homme recherche la femme. Sa présence est une réussite contre la solitude, le vagabondage. Elle le calmera intérieurement et structurera ses liens à l’autre.

La femme est déçue ; à travers ses mots  « il possède tous les critères d’un Homme, mais notre lien n’a pas abouti.  Il souhaite réparer ; être l’ami, le sauveur, mais il ne s’engage pas ».

La description de la femme comme hantise, tyrannie, refus, en d’autres termes, comme haine et négation pure, m’a poussée à aller plus loin pour expliquer cet état. S’agit-t-il d’une angoisse du féminin1, une fuite ou une situation oublié semblable à explorer ?

Le but de cet article vise à clarifier les facteurs contextuels de cette situation embarrassante que les deux personnes, homme et femme, éprouvent. Les facteurs vont de l’archaïque aux sentiments et à la peur des retrouvailles dans l’engagement, qui n’est que cette répétition interne de cette fixation structurelle liée au débordement pulsionnel émotionnel. La solitude, l’éloignement et le vagabondage le calmeront intérieurement et organiseront les liens à l’autre, selon le rapport entre le narcissique et l’objet, selon un lien qui ne connait pas le retour d’un voyage féerique virtuel après une vraie relation.

Nous chercherons les premières réponses possibles aux questions suivantes : pourquoi les hommes ont peur de l’engagement ? Pourquoi les hommes ont-ils peur des femmes ? Est-ce que l’homme est fort ? Est-ce que l’homme est un être engagé ? la femme est-elle une identité ou une pensée chez les hommes célibats ?

Hommes et femmes  sont t-ils identiques ou différents. Le cheminement vers la féminité ou vers la masculinité est un processus biologique, psychique, virtuel, réel, y intégrant la pensée irrationnelle et rationnelle, intégrant le cheminement pulsionnel, l’émotion, l’acceptation et la méfiance.

  1. Hyperesthésie délire ou hallucination ou une hypersensibilité

« Parmi les troubles de la sensibilité, Janet pense à une hypothèse qui s’impose pour expliquer la distorsion de la sensation est celle d’une manifestation d’un vécu persécuteur. P, Janet, .)1983,p.332.)

associe l’hystérie à la persécution : « Beaucoup d’auteurs ont signalé des idées de persécution […] épisodiques chez des hystériques.  P, Janet, (1895). Dans l’Etat mental des hystériques, il reconnaissait que les idées de persécution sont « assez importantes chez ce genre de malades » Janet confirme que le lien entre hystérie, aliénation et délire demeure sans réponses.

Le processus de l’hyperesthésie prend une allure délirante et persécutrice à travers la revue de la littérature. Le délirium hystérique qui emprunte des formes paranoïaques mérite une mention particulière : “Les hystériques accusatrices” de Garnier, “Les délires de persécution curables” de Mlle Petit, et surtout les recherches de Kretschmer sur “Le délire de relation des sensitifs”. Nous constatons pourtant, que se trouve incluse dans ce dernier la patiente de Bjerre à propos de laquelle Freud porta le diagnostic de “paranoïa hystérique” (p. 13).

En effet, S, Freud avait remarqué des analogies entre fantasmes hystériques et délires paranoïaques (Libbrecht, 1994, p. 123). Aux contributions mentionnées par Maleval. Krafft-Ebing (1879)  parle comme Freud de « paranoïa hystérique », en insistant précisément sur les sensations éprouvées.

L’hyperémotivité semble également souvent à comprendre comme l’expression du vécu persécuteur : « Chez certains malades, la susceptibilité est en effet énorme ; un accident quelconque, un mot, un regard provoquent un bouleversement tout à fait disproportionné. Witm… et Marguerite se fâchent pendant des semaines entières, parce que, disent-elles, on les a regardées de travers »P.Janet,( [1911], 1983, p. 181). Janet relève par ailleurs que les émotions des hystériques sont généralement non seulement disproportionnées, mais stéréotypées, sans rapport avec les situations qui les ont provoquées. Pourrons nous dire que l’hyperesthésie est un symptôme aliénant psychique qui recouvre une douleur exacerbée par le célibat et l’apaisement sera d’éloigner la femme réactivant ce sentiment éprouvé comme délirant par son effet sensoriel et que l’éloignement de la femme et la rupture relationnelle avec la femme réinstaurent l’apaisement de cet effet révivissant.

  1. L’HYPERESTHESIE EST UN SYMPTOME NEVROTIQUE

Bergeret appelle structure « névrotique », il considère l’hyperesthésie comme de moins en moins de névroses authentiques en clinique courante.

L’hyperesthésie est un symptôme dans une hystérie (conflit œdipien vrai) demeurera toujours une névrose à l’imaginaire triangulaire et génital.

L’hyperesthésie est un symptôme de “fausses névroses” car il ne s’agit que de manifestations pseudo hystériques de surface, l’économie profonde étant psychotique ; le symptôme “génital” défend (mal) contre le délire pendant tout un temps (lettre de Bergeret à F. Rossel du 26 juin 1984 En d’autres termes, en affirmant malgré tout sa croyance en l’existence d’une « véritable » hystérie liée à un « imaginaire triangulaire et génital ». Donc l’hyperesthésie selon Bergeret est un symptôme de fausse névrose, son économie est psychotique, mais son accès à la surface à travers une sensation émotionnelle exacerbée.

  1. HYPERESTHESIE ET ALTERATION DES SENSATIONS

Après avoir analysé la compréhension de l’hyperesthésie hystérique aux XIXe et XXe siècle, quelle conclusion pouvons-nous tirer par rapport au thème qui nous occupe, à savoir le lien entre sensations et apaisement ? L’hyperesthésie a fait partie des symptômes principaux de l’hystérie, parallèlement à l’anesthésie, à partir du moment où cette maladie a été comprise comme une affection nerveuse occasionnant une altération des sensations. Dans ce cadre, l’hyperesthésie n’a pas de lien avec l’apaisement, elle est simplement l’expression d’une sensibilité exacerbée, d’un système nerveux hypersensible. Elle demeure chez le célibat un apaisement de début d’une relation affective mais avec l’exacerbation du senti, la rupture avec la femme amène un soulagement psychique.

S,Freud a réinterprété l’hyperesthésie et l’anesthésie hystériques en leur donnant une signification sexuelle. Les manifestations sensorielles de l’hystérie sont comme des productions symboliques via le processus de conversion, Freud, en effet dit que la conversion ne consiste pas en une simple décharge d’une tension psychique sur le corps, ce qui aurait impliqué un lien direct entre hyperesthésie et apaisement, mais précisément en une conversion somatique de cette tension, sur un mode symbolique. Freud a tenté de provoquer la décharge ou abréaction dans un premier temps par la méthode cathartique, (Aristote) avant de privilégier l’association libre pour décrire une purification par décharge.

Donc l’hyperesthésie pour Freud prend la décharge en une conversion, peut-on parler d’une décharge   émotionnelle exagérée ?

 

  1. QUEL LIEN EXISTE –T-IL ENTRE L’HYPERESTHESIE ET LE DELIRE

 

Il nous reste à comprendre l’hyperémotivité en termes de persécution, qui permet de faire un lien avec  les  découvertes  récentes  de  la  neurologie  en  ce  qui  concerne  un  autre   symptôme classiquement considéré comme hystérique, à savoir les paralysies dites « de conversion ».

 En effet, Vuilleumier (2005) fait l’hypothèse que ces paralysies seraient liées à une inhibition du circuit   moteur   occasionnée   par   un   circuit   des   émotions   trop   actif :   les  symptômes

« hystériques » représenteraient « un type de réactions affectives et comportementales stéréotypées, anormalement déclenchées ou maintenues lors de situations émotionnelles perçues comme menaçantes ou mettant l’individu en détresse, physique ou psychologique » (p. 69,). Nous pouvons noter que ces résultats tendent à confirmer, plus d’un siècle plus tard, l’intuition de H, Colin (1890) selon laquelle, dans l’hystérie, c’est « le cerveau sensitif qui est impressionné, et qui réagit sur le cerveau moteur » (p. 15).

Pour bien situer l’hyperesthésie du célibat, le retour à l’explication de E, Kretschmer s’avère utile :

L’hyperesthésie chez E, Kretschmer (1919) est spécifiée par le délire de relation chez les personnalités sensitives. Ce délire réactionnel comporte trois niveaux :  Le caractère sensitif, qui se définit comme caractérisant des sujets timides, hyperémotifs, qui sont marqués par un sens élevé des valeurs morales, et de l’orgueil (une haute estime de soi-même, qui conduit à se considérer comme jamais suffisamment reconnu à sa juste valeur), une hyperesthésie relationnelle entraînant une grande vulnérabilité dans les contacts sociaux, et une tendance à l’autocritique, à l’intériorisation douloureuse des échecs, ainsi qu’une grande susceptibilité. Ils sont d’une éthique scrupuleuse et montre d’une délicatesse excessive ainsi que d’une tendance à l’asthénie. Chez ces individus, on ne retrouve pas l’hypertrophie du moi ni la quérulence qui caractérisent les autres personnalités paranoïaques.

Si la notion de persécution n’est pas toujours explicitement évoquée à ce propos, c’est bien d’une menace, d’une angoisse d’agression qu’il est question : […] Le sujet a souvent, au même moment, l’esprit envahi par des hallucinations plus ou moins nettes, par des souvenirs pénibles ou terrifiants. […] La sensation n’est pas douloureuse en elle-même par son intensité, mais par sa qualité, ses caractères, elle est devenue le signal auquel se rattachent par associations d’idées un ensemble de phénomènes extrêmement pénibles, et dont le malade redoute à juste titre la reproduction (p. 269). Le célibat avec ses éprouvés est à la rencontre d’une blessure d’un noyau psychotique, sans qu’il soit dans la pathologie entière, c’est un symptôme qui le fait souffrir dans ses relations affectives et ce symptôme est l’hyperesthésie et ses conflits économiques ou dynamiques manifestes sont intenses.

  1. HYPERESTHESIE ET INTRUSION PSYCHIQUE

Le célibat évoque aussi l’apparition de sensations, notamment douloureuses, au moment où il est sollicité par la relation à la fille : « Quand l’attention est à peu près fixée et que le sujet travaille réellement à comprendre ce qu’on lui fait lire, ou à effectuer un petit calcul, toutes sortes de souffrances commencent ; des inquiétudes de tous côtés, des maux de tête souvent atroces, qui seront quelquefois persistants, obligent à interrompre »  P, Janet, [1911], 1983. p. 115, souligné par l’auteur). L’auteur interprète ces faits d’un point de vue associationniste, selon lequel le patient, contraint d’utiliser « toute sa petite force mentale » pour faire attention à quelque chose, sacrifierait momentanément tout le reste. Quant à nous, nous interpréterions l’irruption des sensations douloureuses en termes de vécu persécuteur et de lutte contre une angoisse d’intrusion. Et la femme devient une femme intruse et tout le conflit démarre.

  • On retrouve un événement traumatique qui révèle au sujet sa propre insuffisance et qui l’humilie sur le plan identitaire.
  • Il s’en suit alors le délire de relation en lui-même, qui comprend des remords dépressifs avec des craintes d’intrusion et des idées de persécution psychique au sujet de conversations d’une grande banalité de la vie quotidienne.
  • Il s’en suit la rupture comme une nécessité vitale.
  1. L’INCOMPRIS ET L’ETRANGER IDENTIQUE FEMININ ET LA BOITE A NEGATIF

Le cheminement de l’article, par ces qualifications successives explique en détail de ce que peut représenter la femme pour un célibataire et explique en détail la fixation du célibataire dans son cheminement identitaire masculin, ce qui en résulte et ce qui explique sa souffrance relationnelle hyperémotive selon E, Kretschmer avec la femme. Cet article suit donc un questionnement et une argumentation théoriques et cliniques. Ces différentes figures de la femme donnent lieu à une discussion ou à une conclusion générale qui aiderait à poser et à clarifier le sujet de la souffrance du célibataire. Cette souffrance de l’engagement est la problématique d’une indifférenciation entre lui et sa mère. Dans sa tête l’homme recherche la femme identique à la mère. S. Lebovici (1994) a proposé de joindre l’épithète fantasmatique pour mettre l’accent sur ses aspects les plus inconscients. Dans un autre registre, P. Aulagnier (1975) insiste sur l’effet d’anticipation, « entendant par-là que le propre du destin de l’être humain est de le confronter à une expérience, un discours, une réalité qui anticipent le plus souvent sur ses possibilités de réponse » … « Le dire et le faire maternels anticipent toujours sur ce que l’enfant peut connaître. » Cette fonction de porte-parole et la rencontre qui l’accompagne vont permettre à l’enfant le passage du processus originaire fondé sur le pictogramme à la représentation fantasmatique du processus primaire, puis, dans un temps ultérieur, à la nomination de l’affect et à l’après-coup identifiant, condition d’un « espace où le Je peut advenir ». Si le je de l’advenir se transforme en une illusion négative et une phobie d’engagement. Ce qui explique que le célibat demeure dans un refoulement originaire. Cette peur de l’engagement est causée par l’indifférence à la mère. Ce que j’appelle « l’étranger identique féminin ». L’étrangeté crée une quête illusoire de se retrouver, se conforter avec l’autre. Cet état psychique ressemble à l’absence, Fedida, P. (1978), qui pourra être une blessure dans les états dépendants auto-sensuels qui se manifestent par une inaccessibilité totale à l’autre, ou dans les états schizo-paranoïdes, qui se manifestent dans l’étrangeté radicale de la schizophrénie aliénant le soi tout comme la réalité. Seule l’étude du transfert peut aider à clarifier ces états étrangers identique féminin qui se retrouve dans le verbatim de ces célibataires décrivant la femme. Cette nomination de l’affect tourne autour du pivot comme le remarque B. Golse (1990), la question de la genèse des représentations mentales sera traitée diversement par les auteurs psychanalytiques en fonction du pivot référentiel qu’ils se choisissent, « ce pivot pouvant être, selon le cas, l’enfant, la réalité externe ou le couple enfant-environnement, l’affect ou enfin la représentation », pouvant être, selon le cas, l’enfant, la réalité externe ou le couple enfant-environnement, l’affect ou enfin la représentation ».

Cette fonction de porte-parole des premières expériences à la mère qui déterminent le passage du processus originaire fondé sur le pictogramme à la représentation fantasmatique du processus primaire, puis dans un temps ultérieur, à la nomination de l’affect si la situation avec la mère serait satisfaisante et permettra des possibilités de réponse. Le je peut advenir selon P. Aulagnier (1975)

C’est donc avec une certaine conscience de la complexité du domaine à aborder, et aussi de la nécessité de choisir  « la fixation du garçon au négatif », un point référentiel, que j’ai défini il y a quelques années l’objet d’une recherche, objet que je formule ainsi : si l’on admet l’hypothèse d’un arrêt du refoulement dans le psychisme maternel en  sensation négative, concept évidemment avec celui de la préoccupation maternelle primaire de D,Winnicott (1949), qu’en est-il de la « fermeture de cet espace psychique dans l’interaction mère garçon ? De point de vue dynamique, nous ne pouvons pas repérer que le transfert du garçon à la mère, afin de mieux repérer dans le champ psychanalytique. Mais il convient de souligner que ce qui paraît être la spécificité d’un tel travail, par rapport au champ des recherches concernant l’interaction fantasmatique, qui réside dans une manière particulière d’aborder la question.

À l’intérieur de ce discours, ce qui va émerger de plus important quant à la fantasmatisation qu’elle développe du célibat à l’égard de la femme. Un tel travail se centre sur la dimension du fantasme inconscient au sens kleinien du terme à distinguer ce qui a valeur de représentation inconsciente par rapport à des formulations préconscientes, voire induites par les conditions de l’entretien lui-même ? On sait que, dans le cadre strictement psychanalytique, seule l’étude du transfert est prise en considération. À la lecture des textes de nombreux auteurs qui « vont au schématiser de la mère », on est frappé par une véritable pléthore de représentations ! « C’est un essaim de vertus que tu me présentes là, Gorgias » s’écrie Socrate, Platon, Gorgias, trad. fr., Éd. Guillaume Budé, coll. « Les belles lettres”.

  1. HYPERESTHESIE ET IMPRESSION PROPRIOCEPTIVE NEGATIVE

Il me semble que l’homme-garçon décrit une impression proprioceptive. Il l’éprouve par les premiers soins de sa mère. Je nomme cela comme un état psychique, en me référant à Freud qui explique que l’affect n’est que la simple traduction subjective de la quantité d’énergie pulsionnelle […]. Le nom de montant d’affect correspond à la pulsion, en tant qu’elle s’est détachée de la représentation, et trouve une expression conforme à sa quantité dans des processus qui se signalent à la sensation sous forme d’affects.

Le garçon décrit comme une « hémorragie émotionnelle agressive ». Ce qui explique la quantité émotionnelle de frustration vécue par le garçon.  Il se heurte par défaut à l’image de la femme rencontrée et la remplace par l’imaginée, projetant des sentiments de haine et de hantise. La boite de réserve à négatif serait ce vécu frustrant à la mère. Cette femme sera « une boîte de réserve à négatifs », où elle mettra un frein à l’engagement. Elle sera le rappel d’un vécu basé, sur des métaphores du vécu proprioceptif. « Elle sera prison, accablante et envahissante, étouffante » comme la décrit l’homme célibataire. Pour clarifier les origines de cette situation embarrassante que les deux personnes, homme et femme, éprouvent, il faut suivre le fonctionnement de cet état psychique. Cette distinction est à l’origine d’une différence notable entre affect et représentation dans le cadre de la première topique. Selon Freud « La représentation inconsciente, une fois refoulée, demeure dans le système inconscient comme formation réelle, tandis qu’à l’affect inconscient ne correspond là qu’un rudiment qui n’a pas pu parvenir à se développer. »

S, Freud ajoute que « si la pulsion ne s’attachait pas à une représentation, ou ne venait pas apparaître sous forme d’affect, nous ne pourrions rien savoir d’elle ».

Cette notion de l’affect comme « noyau qui assure la cohésion d’un ensemble » et qui est « la répétition d’une expérience vécue déterminée pleine de signification » me paraît fondamentale. Elle ouvre la voie au concept d’objet interne défini par M. Klein (1945). Comme le remarque H. Segall (1969).

En analysant ces descriptions de la femme dites par l’homme et les sentiments créés par que cette relation, nous nous trouvons devant une dualité du processus psychique : l’homme est dans la « fuite psychique » dans laquelle il emporte la femme malgré le fait qu’il souhaite sortir de cet état aliénant.

Il me semble que le choix de cette théorie de l’affect qui est la répétition d’une expérience déterminée pleine de signification est pertinente car la « répétition d’une expérience vécue, pleine de signification » renvoie dès lors, quant au psychisme maternel, à l’hypothèse d’un quantum d’affect agressif c’est la description de « la boîte à négatif » à formuler l’hypothèse de l’existence de ce que j’ai appelé « l’hyperesthésie sensible ». Une liaison entre la description de cette femme et un mouvement pulsionnel est décrite en ces termes : « je la hais, elle m’emprisonne, m’envahit, me persécute, elle est possessive, m’excite trop et soudainement l’excitation s’atténue et de nouveau, je cherche une nouvelle où le taux d’excitation est élevé ». Ceci ressemble à « l’hyperesthésie sensible », avec une connotation menaçante et une progression vers le négatif. Cette sensation ressemble selon Freud à la répétition d’une expérience pleine de signification.

Pour lui, cet « étranger identique féminin » est une partie intouchable, secrète et virtuelle. Son exploration lors du traitement psychanalytique exige une délicatesse inouïe pour éviter toute brusquerie dans ses découvertes psychiques.

Cet article vise à étudier le rapport entre la peur du célibat et ses sensations hyperesthésiques, à travers des vignettes cliniques. Je souhaite clarifier cette peur. L’originalité réside dans le passage clef de la sensation à l’imagination à la réactualisation relationnelle. Ces évolutions aboutissent sur une relation spatiale extérieure, mon objectif est de clarifier les enjeux psychiques, qui mettent un terme à l’engagement. Le concept d’objet chez M, Klein est important car chez le célibataire quand l’introjection se fait tôt et plus les objets introjectés prennent la forme fantasmatique, car le trop plein d’affect est la boîte à négatif.

Selon M. Klein (1945), les premiers stades de développement chez le garçon sont parallèles. Née de la frustration face au sein maternel, la fixation orale de succion autour du pénis du père peut être à l’origine d’une homosexualité, (Freud. S « Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci », 1910, Œvres Complètes, X,  1992). À différencier des positions défensives par rapport à l’angoisse de castration. Plus tard, le garçon n’atteindra une orientation hétérosexuelle définitive, qu’à condition d’avoir vécu et dépassé la phase féminine primaire. Grâce à cette phase féminine primaire, quand l’homme a pu réussir une bonne identification maternelle, il peut tenir compte dans sa vie sexuelle du désir féminin de sa compagne. Il peut aboutir à des réalisations artistiques sublimatoires, s’identifier plus directement à ses enfants. Mais au début de son développement, le garçon est dans ses fantasmes en rivalité avec sa mère pour s’emparer du pénis paternel contenu à l’intérieur du corps maternel. Dans son imagination, il craint alors de terribles représailles. Tout comme chez la fille, un déplacement des conflits précoces avec la mère. Ces conflits sont empreints chez le garçon de sadisme et de haine, à cause du pénis paternel. Ses angoisses et la poussée des pulsions génitales lui feront changer son orientation féminine en orientation hétérosexuelle. L’angoisse de castration sera alors dominante. Chez le garçon, le renoncement œdipien à la mère n’est pas seulement lié à l’angoisse de castration, mais aussi à l’amour pour son père, afin de le conserver comme un bon objet interne. Cela lui permettra de s’identifier à lui dans sa force active, apportant plaisir et fécondité à la mère.

Je voudrais insister sur le fait que masculin et féminin, activité et passivité ne sont pas une donnée organisée de façon figée. Il s’agit bien plus de modalités conflictuelles à cause les forces pulsionnelles. Il y a une incomplétude pour chacun des sexes, une attente, un manque de l’autre. La bisexualité psychique s’organise de ce fait dans les relations intra- et intersubjectives, dans les investissements et les fantasmes qui circulent. Chez l’homme, la pénétration, l’éjaculation, la paternité impliquent dans la complexité, qui s’y joue, le conflit intrapsychique de la bisexualité. C’est l’intégration de cette bisexualité qui permet la réussite dans les processus créateurs, sublimés par les deux sexes.

II- Illustrations cliniques

Le célibataire L n’est pas un homme seul, il est sorti d’une famille de 4 personnes, les 4 qui sont restés célibataires.  Le père était absent dans ses voyages, et sa mère est romantique et affective, il idéalise sa mère et il aime sauvegarder le lien distant avec elle et il la considère comme sacrée et intouchable.  Il la considère comme une femme étrangère qui est entrain de la redécouvrir après chaque retour. Quand il a eu sa première expérience affective à l’adolescence, il recherchait la femme qui le rejetait, il dit qu’il est à la recherche d’une femme et il n’arrive pas à la trouver.  M.L refuse toute forme d’engagement et de vie commune, mais revendique aussi la liberté de ses amours. Actuellement il a fait des voyages pour travailler dans un autre pays et il souffre de la solitude. Cette solitude fait aussi potentiellement de lui un homme disponible sur le plan sentimental. M L est un homme libre à la recherche de l’aventure, il trace que ses relations portent le caractère éphémère. Avec ces femmes passagères, il peut projeter son désir, La partenaire par excellence est la femme éphémère du célibataire, dans la mesure où elle lui permet de conserver un statut qui lui est cher tout en lui offrant l’occasion d’y faire quelques situations dures comme l’envahissement et l’étouffement.

Le célibataire J se cristallise dans la notion du temps, autour d’un homme unique, solitaire, doté d’une stérilité productive par son métier qui lui oblige à faire le tour du monde, il a aimé une femme qui est morte d’un cancer et il s’entête à rester fidèle à son amour, le lien avec sa mère est bien, sa mère est anxieuse elle ne parle que de lui, elle l’idéalise énormément et il ne décrit que de son lien à sa mère. Il parle d’un lien adhésif à sa mère. Il fait des jeux de cartes et il est asocial par vocation, il aime la pêche et la lecture et le voyage. Le célibataire dit : « Je rejette une certaine forme de société celle du travail et de la famille, Le célibataire dit : « J’adore mon temps libre sans attachement affectif, il pense que ceci l’emprisonne, dont la seule activité est d’ordre intellectuel. L’intellectuel est un moyen d’exaltation de son moi jusqu’au repli sur lui -même dans une auto-contemplation narcissique — et souvent névrotique — qui le mène à l’échec ; échec sentimental. M J se tournera vers la prostituée, Il parle de son impuissance de trouver une femme, qui constitue une véritable menace pour lui, il craint les femmes car elle s’intrique dans la régularité de ma vie. M J est en « deuil de sa virilité » il ne peut plus aimer et d’ailleurs va-t-il jamais aimé les femmes ? M J est contre la procréation, il hait le conformisme la famille. Refuser le mariage, c’est refuser d’être comme les autres, d’être comme tout le monde, c’est refuser d’être homme, c’est aller à l’opposition de la nature, l’engagement est un lien contre nature, de la perversion, de la folie.

Le célibataire N croit que le monde est comme il le conçoit et selon sa représentation :il pense qu’un monde de vie extérieur à lui-même est possible, mais il ne le connait pas. Le monde, c’est l’idée qu’il possède et qu’il créé. La femme existe uniquement en fonction de la représentation qu’elle en est fait d’elle-même. La femme est une créature de rêve. M N ne connait pas l’altérité et c’est ce qui explique son célibat : vivre en couple lui est impossible. Alors il se contente d’imaginer :  nous sommes dans les imaginaires la femme est un amour de rêves et a des rêveries imagées. Et chaque femme suscite autant l’imagination, dont l’anonyme et le mystère, il entretient une relation platonique ou une vague amitié amoureuse. Il décrit la femme avec des détails et avec sa passion. Il est toujours attiré par une femme à demi de sa névrose dont il joue le rôle de son sauveur pour rehausser sa puissance interne. L’idée de la relation crampon et des rêves platoniques d’un lien est comme un souvenir qui le marquera à vie, il parle de ce lien avec une femme amie qui se prolongea durant des mois ; de ce réciproque attachement. Le célibataire N aime dominer la femme en conjuguant le plaisir la douleur la plus intense et le danger, cette rencontre apporte bien à lui, le plaisir qui tue.

La femme est inconnue, perverse, hystérique ou carrément masculine, cette femme demeure une sensation hyperesthésique soupçonnée d’infidélité, en quelque sorte la projection du moi, elle sera un investissement objectal abandonné qui se transforme en négatif célibataire. C’est l’inconnu interne qui donnera donc la femme masculine qui convient à ses aventures amoureuses : célibataires et qui l’arrêtent à une situation du célibataire.

Les sensations sont la retrouvaille du lien maternel.

L’homme M.L décrit sa liaison avec la femme comme suit : « c’est la chimie, qui nous rapproche ». Les sensations étaient le substrat d’une communication ressentie comme authentique et somatique. Au contact de la femme, l’homme est face à des sensations émotionnelles fortes et confuses pour lui. Les premières opinions du garçon à l’égard de sa mère sont l’équivalent d’un rapport de résonances entre l’homme et la femme qui provoque son retour à l’état inorganique de la pulsion de mort qui culmine en une très grande souffrance. La chimie positive devient envahissante. L’attraction est le cinquième aspect de ce mode communicatif, qui n’intervient pas avec la femme, mais fraye un chemin vers le trou noir proprioceptif. Cette sensation hyperesthésique laisse l’homme dans l’obscurité dans laquelle la dimension du temps sera perdu, non explorée ou perçue.

En décrivant son désir, le célibataire dit M.J: « quand il sera satisfait, le désir disparaîtra comme avec la mort, puis il part à la recherche d’une autre source qui réactivera son désir, sauf que la disparation du désir conduit à une mort psychique.

« Elle me demandera où es- tu, qu’est que tu fais ? Elle envahira mon espace. Je sens qu’elle m’étouffe.

De même quand elle rentre dans ma chambre, fouillera dans mes affaires ou dans mon tiroir, partagera mon espace. Je sens qu’elle m’utilise pour ses désirs sexuels. En énonçant une remarque, je sens qu’elle m’attaque. Je la préfère comme maîtresse et à mon retour après une absence, elle me dit qu’elle m’aime, malgré mon éloignement ».

La femme est une emprise

Ces descriptions de femmes négatives dénotent un sentiment intense de haine. Pour définir cette haine, cherchons le moment où naît la pulsion agressive. Évoquée dès 1897, Freud reprend en 1905 la question de la « cruauté originaire » chez l’enfant, et la rapporte à la pulsion d’emprise2. La pulsion d’emprise vécue par l’homme en tant qu’enfant est une hostilité primitive plutôt défensive que protectrice sans but. Elle ne consiste pas à faire souffrir l’autre et est à la base des pulsions de survie sur lesquelles s’étayeront les pulsions sexuelles. Ce n’est donc que dans un second temps, quand elle se met au service de la sexualité, quand elle s’érotise par la libido, que la pulsion d’emprise devient une véritable pulsion sadique.

Même si la femme choisie est passive, la relation restera sans but. Elle provoquera cette correspondance par ses caractéristiques externes et active la pulsion d’emprise en projetant le somatique sensoriel sur l’image de la mère ou de la fille choisie, équivalentes à « l’étranger identique féminin ». Elle essaye perpétuellement de dominer pour atténuer cette souffrance interne, qui renforce la pulsion d’emprise et la porte à son point culminant. Incapable de filtrer l’interne des caractéristiques de la femme, l’homme souffre de la dé-liaison pulsionnelle du lien avec la femme choisie, d’où la sensation d’échec.

Dans la pulsion d’emprise, la femme sera soit une image, soit un vécu antérieur qui remettra de nouveau la pulsion de mort au stade antérieur dans un but confondant plaisir-déplaisir. En précisant les raisons du célibat, on note des facteurs trans-générationnels différents :M.J « elle ressemble à ma tante paternelle, des émotions : « une colère très intense  m’envahit»; la peur de retrouvailles et la répétition sensationnelle : « je me retrouve intérieurement dans un bouillon sans limites » jusqu’au débordement pulsionnel émotionnel : « je suis dans un engagement ».

La femme est une origine virtuelle-réelle.

Les extraterrestres, ce sont les femmes virtuelles imaginaires, qui possèdent un pouvoir absolu, et réagissent de telle sorte que le célibataire ne pourra jamais percer leur secret, car il est invisible et imperceptible pour les sens. Dans le film Avatar, la femme était à l’origine une extraterrestre, à la fin de ce film, cependant que le changement de l’homme est un réel, il la rencontre réellement et non plus virtuellement tout en assouvissant son envie d’une femme.

  1. Torok montre comment l’alternative de l’identification à l’avoir, à une mère vide, dangereuse à l’« envie du pénis-appendice », empêche le désir du pénis. Il représente, dit-elle, « le droit d’agir et de devenir » et l’accès au frère. Chez le garçon, elle montre comment l’identification au « frère porteur du phallus » permet l’émancipation par rapport à la Mère anale et au pouvoir maternel. En cas d’échec dans ses élaborations identificatoires, il se trouve tout comme la fille, dans le leurre, l’illusion, de la possession ou non possession du « pénis-chose ». En résulte un camouflage derrière la fascination active et passive avec un fétiche qui suscite l’envie et qui a de la valeur. Il continue ainsi d’ignorer son désir de prendre la place de la Mère dans la Scène primitive anale. « La femme envieuse et coupable sera un support tout désigné à la projection de ce désir ». Elle sera cette « partie féminine non assumée de l’homme qu’il aura à maîtriser et à contrôler par tous les moyens ». Il peut en être réduit à préférer « une femme mutilée, dépendante et envieuse à une partenaire épanouie par sa créativité. M.N la femme est un rêve.

La femme est un crampon

L’homme ressent un attachement comme des menottes telle l’identification adhésive et Ester Bick (1975), de Meltzer.

Les célibataires restent dans cette zone de fixation. Selon la position adhésive auto sensuelle de Mélanie Klein, les célibataires restent fixés, parce que leurs pulsions demeurent sans lien. Ou bien encore, le célibataire se fixe à cette image de femme interne ou imaginée dans son fonctionnement interne.

La femme n’est pas un objet de travail psychique, car elle ne rentre pas dans les jeux des représentations. Elle n’atteindra pas la zone limite dans le psyché-soma et ne dépassera pas l’au-delà de la pensée. Donc pour ces hommes, la femme n’est pas un projet d’intégration dans leur espace psychique réel, mais une pensée. Dans le réel, la liaison est une dépendance. Dans les cas extrêmes, la perte de contrôle de ses pulsions aboutit à une recherche excessive, anarchique de femmes. C’est-à-dire que l’excitation pulsionnelle demeure pour une part à l’état brut, dans le corps. Cet état laisse le féminin ou le masculin face à « un échec de la transformation de la pulsion en érotico-sadisme, de la mise en représentation voire de rupture émotionnelle. Ce qui est à l’origine d’une nouvelle haine.

La femme est une pulsion, une image

Le rapport à la femme postule cet état d’excitation somatique. Les retrouvailles déclencheront une décharge pulsionnelle à tension égale, la femme sera ce schéma débordant.

Lors de la rencontre, une énergie, provenant du ça, met en place une dualité : les représentations vécues et les affects. Il la décrit envahissante. D’une part, la femme est confondue avec une pulsion, qui la rend désirable pour l’homme. Mais d’autre part selon la phase autistique relative à lui, cette femme, son adhésion et son crampon vers la rigidité, provoque un clivage dans son vécu. La femme en lui est une femme envahissante, associée au sentiment d’anéantissement.

Cette description des entités énergétiques véhicule des informations plutôt quantitatives que qualitatives, des expériences ou des vécus pulsionnels de cette emprise.

Au premier contact avec la mère, l’homme fait l’expérience d’une hétérosexualité et fait face à une image double ; bonne et mauvaise. Il s’avère que quand elle est mauvaise, elle sera associée avec une pulsion, synonyme d’horreur. Le vécu d’une explosion pulsionnelle consume l’être d’un coup. Cette pulsion biologique prendra la forme « d’un espace intermédiaire ». La pulsion demeure en lui, n’est pas seulement en rapport avec l’image de la partenaire sexuelle, mais aussi avec une schématisation pulsionnelle terrifiante qui ravive la dépendance du nourrisson.

Quand l’homme ressent ces pulsions, un conflit de confrontation est à l’origine des mécanismes projectifs ; avec pour but d’éliminer le conflit de ce sentiment. Cette confrontation naît du conflit pour l’appareil psychique entre son désir clivé et sa fixation sur l’image négative de la femme. Elle lui rappelle son incapacité à bien gérer les choses psychiquement. Ainsi pour s’en débarrasser, il lui dit qu’elle est envahissante par le mécanisme projectif. Mais ce sont ses tensions internes reliées à la femme image basée sur ses émotions vécues provoquées par elle qu’il se sent envahi. Pour lui, l’image de la mère est une image terrifiante conflictuelle qu’il projette sur sa mère. La gestion de ces conflits le divise en lui-même et provoque une « projection en miroir », vécue comme une attaque de panique. La séparation est reliée à la pulsion du corps et sa signification serait de se détacher d’une pulsion de vie. Cet état aboutit à une aliénation, qui se transforme en fantasmes du même genre causés par la perception de sa mère. Il en résulte la pulsion de mort (la dépression) et la séparation. L’homme hésite à aborder la femme, parce qu’il la confond avec ses pulsions et la perçoit comme dangereuse, alors qu’il l’idéalise. Dans cette situation, l’homme ressent une pulsion. Sa réaction change quand il idéalise sa peur en une image idéalisée. Cette transformation libère l’homme de son émotion réelle et laisse libre cours à la fuite. L’engagement sera cette boîte à sensations camouflées, déplacées et projetées.

Le schéma envahissant suit le processus suivant :

Proprioceptif-biologique – espace intermédiaire porte de sensation hyperesthésique – image explosive – débordement pulsionnel – boite de négatifs – séparation.

L’incorporation de la femme a lieu quand l’introjection échoue. Elle s’impose : « fantasmatique, immédiate, instantanée, magique, parfois hallucinatoire ». K, Abraham,  (2000)

Le privilège de l’« état proprioceptif » occupe une place dans l’espace intermédiaire avant d’accéder à l’identification. Le célibataire enfant exprime sa tension interne par l’échange proprioceptif à l’intérieur de son corps. Comme le langage est symbolique et métaphorisé, l’émotion passe par un espace intermédiaire entre son imaginaire et le milieu extérieur. Ainsi, ce mode de fonctionnement arrête la pleine identification avec le masculin. Dans cet aire intermédiaire se retrouve une image de femme envahissante et des sensations d’hyperesthésie.

Le contact avec la femme est incorporation. Il abolit d’emblée le contact avec le reste du monde, une dépendance qui substitue la femme par l’homme ; mais cette suppression affecte une vraie relation, rend le rapport avec la femme impossible.

« L’introjection transforme les incitations pulsionnelles en désirs et fantasmes de désir par là, les rend aptes à recevoir un nom et droit à se déployer dans le jeu objectal » Christian .H.du mê(2012)

Quand la femme crée une dépendance, l’homme est réduit à un objet. Le lien narcissique fait de l’homme un objet caché. Ainsi le lien avec la femme sera marqué soit par l’inconnu, l’anonymat, des images ou des slogans de philosophie amoureuse éternelle, par un lien qui ne connait pas le retour d’un voyage féerique virtuel dans une vraie relation. M.J dit : « En pensant à ma mère ; j’ai une image faible, en me protégeant, elle a développé cette partie féminine en moi, pas une image héroïque, de combattant. Je rejette cette image féminine, je cherche à retrouver l’image héroïque en moi. Je me bats pour éliminer cette image féminine, je considère l’engagement comme source d’ennui, là où règne l’oppression, là où je trahis mon désir profond, là où je vis l’ennui. Je vais rester libre et incapable de me limiter à une femme. »

La femme est un objet narcissique

La femme est restée la première conception possible d’un objet, elle est demeurée la première conception possible du moi en rapport avec l’objet. Quand l’homme perçoit cet objet femme, il est confronté à une perception de l’objet, qui présuppose un certain regard subjectif. Il nécessite de l’homme une discrimination et une organisation perceptive de cet objet femme. Il doit faire cette discrimination au cours de son cheminement identitaire vers le masculin, car ceci pourrait être sinon un aspect de fixation dans le féminin. Pendant son processus identificatoire masculin, l’homme doit filtrer l’objet représenté de la femme.

Si l’objet, le sujet-autre, est comme nous l’avons dit, d’emblée perçu comme autre, cela ne signifie pas qu’il soit considéré comme tel :

Si l’objet est « vécu », la femme est perçue comme menaçante.

Si l’objet est « imaginé » elle est représentée comme possessive.

Si l’objet est appréhendé comme autre-sujet, elle est jugée comme chose à éviter.

Le féminin chez l’homme, ou le masculin chez la femme ; cette part psychique obscure de l’autre dans son être biologique, a un aspect inquiétant. La faillite psychique narcissique intervient quand l’étranger identique féminin n’est pas accepté. Le garçon investit toute sa libido en lui-même ». Ce qui fait que le masculin et le féminin restent confondus.

La femme est une équation symbolique temporelle

Dans le film interstellar, l’introduction de la quatrième dimension temporelle, lui a permis la vision de sa fille. En son absence, l’image de la femme s’éloigne à grande vitesse de l’observateur, car la partie opposée s’en rapproche et devient dissymétrique. L’homme confond cette femme avec son passé. Elle sera le reflet de cette partie opposée féminine à l’intérieur de lui. Cachée, dissimulée, elle affirme sa partie obscure. Il se retrouvera dans l’obscurité et s’approche de l’hyperesthésie.

L’homme recherche la femme identique à sa mère. Le point commun peut être la masculinité ou la féminité, parfois ressenti, souvent imaginé, mails il n’est probablement qu’un fragment du réel. Ceci le conduit vers le trou noir de l’étranger identique féminin qui l’enferme dans une coquille possessive, formant des figures complexes avec de multiples couches inconscientes, perdant contact avec l’espace-temps, et mettant en lumière l’impasse du célibat.

La femme est identique à l’homme

Etre identique suppose un éloignement par rapport à soi-même dans un état fusionnel. Il suppose d’être en contact avec une part obscure de l’autre et même de l’incorporer. Le défaut d’Etre différent créé le silence, l’absence et le sentiment de vacuité psychique,5 qui marque l’inconscient et sans filtre. Afin de poursuivre cette trajectoire vitale de son processus d’identification masculine, le célibataire doit être à distance équilibrée de l’identique et de l’hétérogène. Ceci exige une harmonie dans sa bisexualité psychique, en disant par exemple : « cette femme est mon semblable, mon identique ou mon différent ». Le succès de l’identification nécessite la séparation de la mère et la rupture avec les images archaïques internes des parents.

La femme est une avidité

En 1957, Mélanie Klein distingue entre l’envie, la jalousie et l’avidité. L’envie rend la relation binaire, destructrice et attaque l’objet aimé. Le mécanisme de défense de l’envie est l’identification projetée, destructrice.

L’homme envie et craint la femme pour ce qu’elle est dans son corps. Car sans doute, ce qui le persécute en apparence chez elle, c’est sa féminité, ses menstruations et sa capacité d’enfanter. Il se plaint qu’elle le traite comme un objet excitant. En retour, quand elle réclame une relation sexuelle, elle révèle en lui sa nature d’homme. Les forces de ce jaillissement proprioceptif pourront donner à l’homme un pouvoir caché, mais non perçu par lui-même. Face à son conflit pulsionnel interne, il reste étouffé, et n’écoute que les propos de la femme pourtant il est tout-puissant.

L’avidité veut s’emparer de toutes les bonnes choses contenues dans l’objet au delà des besoins ou de ce qui est possible. En termes de mécanisme, l’introjection est son corollaire. Dans la psycho-sexualité de l’homme, les hommes ont peur et sont avides de femmes, parce qu’ils craignent de ne pouvoir jamais introjecter la femme en eux, à moins de s’épuiser au point d’en mourir.

L’insatisfaction de la femme met l’homme face à ses conflits pulsionnels. Dans les apogées émotionnelles ; l’étouffement fait partie de l’introjection du lien avec la mère, car ils sont envahis par une haine et un transfert de haine comme le dit Danielle, Labrousse Hiliaire,( 2000). L’homme oublie dans son cheminement pulsionnel que l’actualisation de sa féminité serait avec un homme qui n’a pas géré cette partie féminine étrangère et ses sensations d’hyperesthésiques.

Par ailleurs, Freud avait connaissance d’une notion compatible avec l’idée d’une recherche d’excitation, à savoir la notion de « faim de stimuli » proposée par Alfred Hoche [1865-1943], psychiatre   et   professeur   à   Fribourg-en-Brisgau.   Dans   les   Trois   essais   sur   la   vie  sexuelle (1905 d).

Freud envisage cette hypothèse d’une faim de stimuli, comprise comme un besoin de variation, pour expliquer la surestimation qui touche l’objet sexuel en ne se limitant pas à ses organes génitaux mais en s’étendant au corps entier et incluant toutes les sensations émanant de lui.

La femme est intouchable

Pour l’homme, la femme est conçue de telle sorte qu’elle répondait à ses désirs et fantasmes. Il tend à jouir d’elle, car elle est un concept idéel. L’engagement qui porte sur l’érotico-maternel, serait intouchable, un secret donc inabouti.

J,. Cournut (2001) l’a bien détaillé : la haine arrête la représentation de ce que « l’on a du mal à se représenter, et qui peut-être, n’est pas représentable ; un féminin défini comme « un ensemble érotico-maternel que les hommes ne parviennent pas à se représenter » « le registre du sacré, c’est-à-dire l’intouchable, le secret, ce qui échappe à la pensée rationnelle ». Dominique J. Arnoux. (2002).

Le célibataire dit M.N« la femme est mon énergie vitale, le centre de ma vie, elle est tout pour moi, quand on se sépare j’ai toujours cet espoir qu’elle va revenir et que notre lien revient, alors il suffit qu’elle me donne un signe de vie, un appel, un message pour raviver cet espoir que ce lien n’est pas terminé. Je conçois que cette relation est idéale entre nous, elle m’accepte tel que je suis, elle me valorise, mais actuellement, elle ne veut pas que je sois à côté d’elle, et moi je ressens que quand elle passe par une situation difficile je dois la soutenir pendant cette épreuve afin qu’elle dépasse ce problème. »

La femme est une équation paternelle

Le célibataire dit :  M.N« Le non représentable pour moi est mon côté homosexuel derrière lequel se cache mon attachement à ma mère. Quand j’ai fait le deuil de mon père, j’ai éprouvé un besoin d’être materné, je la considérais comme une sœur, une mère. L’absence de ma bien aimée est un effondrement, vécue comme une infériorité, elle m’a quitté pour être avec un autre. Elle m’a quittée car elle m’a vu comme je suis réellement, je suis faible et incapable de me marier ». C’est dans cette incapacité psychique, imaginative, à remplacer du vide (de l’inconnu) par du même (du connu), avant de pouvoir remplacer l’absence par l’autre, que se crée cet état. Il s’agit bien de libido et de pulsions de vie retrouvée qu’à travers le lien avec elle cet être opposé. D’où la nécessité de la fonction paternelle P. Juignet (2012 ). Car dans un premier temps, « le père tempère la tendance fusionnelle entre la mère et l’enfant, puis il offre une alternative masculine à l’identification féminine et enfin, il se fait porteur des interdits moraux qui s’opposent aux tendances pulsionnelles inadéquates ».

La femme est érotique évoquant la différence des sexes.

Le célibataire est dans cette dialectique entre l’être différent et le semblable, qui suppose que l’illusion de la rencontre du même, la femme, donne consistance au sujet. Si elle est son semblable, elle l’hypnotise ou l’effraie. Si elle est son double, elle le mène au désespoir. Si elle est hétérogène, elle le mène à la folie hyperesthésique ou à la mort.

L’érotisme fut la première étape objectale de l’extension vers l’autre-Femme. Une fois que l’érotisme est acceptée, l’homme sort de son silence, de l’inceste originel et de sa peur. Car « le nous est une résistance du sujet » comme l’affirme Jacques Lacan.

Quand le célibataire traverse ce fossé entre masculin et féminin, la recherche de la femme demeure une tentative compulsive à la rigueur basée sur l’absence-présence dans le but d’une unité des différences des sexes. Ce « passage » le mène vers l’autre sexe.

Le moi ressens un danger, qu’il essaie de résoudre soit par la frustration, le manque, la solitude, le vide de sa propre libido en surinvestissant l’objet d’amour. Dans la fusion, il s’individualise dans une rencontre de son identité en faisant un lien avec la femme comme avec un être à percevoir loin des mécanismes de fonctionnements psychiques négatifs. « La femme doit être sauvée avant d’être, si possible, possédée ».

Le célibataire a peur de la sexualité en tant que poussée pulsionnelle envahissante, difficile à maîtriser ou à sublimer, frustrante. Par nature et à cause de l’interdit qui l’entrave. Inconsciemment, l’homme refuse l’engagement, car il perçoit la femme comme envahissante. Il dit : M.L« quand je fais l’acte, je sors de cette relation imaginant qu’elle a pris mon corps intime et mes organes d’hommes ».

La solution à ce conflit nécessite l’abandon de ces équations inconscientes projetées sur la femme, que l’homme éprouve dans ses premiers liens à la mère : la dominatrice, la séparatrice, la castratrice et l’excitante. La nécessité de l’amour ou de la passion est sans doute un transfert, une pulsion de répéter ses propres blessures psychiques, puisque toujours il répète quelque chose des amours anciens qu’il projette sur quelqu’un d’autre. Aimer, être aimé, s’aimer soi-même, sujet, objet, faire l’amour, avoir, être, l’amour serait cette lutte entre les investissements narcissiques et objectaux. Ce qui fait de la femme un délire érotique.

La femme est une séparation

Le célibataire lutte intérieurement afin de garder sa relation avec la femme. Psychiquement son principe de constance atténue l’emprise pulsionnelle en faisant un vide sentimental, qui postule la pulsion de mort comme « propension à revenir au vide ». A un certain degré de vide, elle mobilise la pulsion de vie comme « propension à échapper au vide » selon les mots de C, Smadjia (2014)

Dans cette relation, la femme suivra ces deux options : revenir ou s’échapper. Pour traduire ce fait, Laplanche et Pontalis, (1976) utilisent le couple « union-désunion », « toutes les motions pulsionnelles sont des alliages pulsionnelles ». Si l’union désigne la pulsion de vie, ce sont les pulsions sexuelles et la variété de leurs buts qui lui donnent sa diversité. Quant à la désunion, elle est le fait de la pulsion de mort et des pulsions de destruction, qui tendent à rompre tout lien avec la sexualité et à établir l’ennui.

Le célibataire trouve une raison pour justifier de se séparer ; lorsque la séparation psychique est réellement invivable pour lui du fait de la perte brutale incompréhensible de la femme, dont il est encore dépendant (arrêt brutal de la relation affective). Cet homme se retrouve face à cette relation fixée sur l’érotico-maternelle selon J. Cornut, (2001) vécue comme hyperesthésique. L’espoir se créé un fantôme-même en imagination (halluciné) protégeant le vrai-soi endormi à l’abri de la douleur. Le virtuel serait cette partie obscure en lui, non explorée, ce lien à l’autre dans sa vraie douleur qui exprime la lutte dans sa bisexualité psychique, entre l’identique et l’hétérogène. Cette séparation est le lieu primaire avant la découverte d’un temps défini par un début et une fin. L’érotisme l’interrogerait, en chaque être, pour renouer avec le toucher qu’est la sensorialité. Ce lieu sans espace : est un non-lieu indicible, non exploré, non-encore-dit. Car le but était psychiquement de séparer la pulsion d’emprise du vécu somatique et biologique de l’imaginé. Par urgence psychique et sous l’effet de confusion émotionnelle, cet état nécessite une séparation d’où l’extinction du désir pour la femme et l’arrêt de la mise en place d’un attachement affectif.

La femme est une extinction du désir

De point de de vue dynamique la conflictualité se situe entre le sur moi et le moi. Le surmoi joue une fonction anti-pulsionnelle, Monique D ferbus. (2013). En effet, l’hyperesthésie, déclenchée par la transgression réelle ou fantasmée, est associée avec cette fonction répressive. Les pulsions libidinales et agressives sont visées. Jusque-là non représentées, mais transmises à un relationnel description en dé-liaison avec la femme, qui sera une fuite face aux sensations ou un choc face aux sensations, mobilisant les transformations interdictrices de ces fantasmes, créant des idéaux. Au lieu de rencontrer cette femme, le surmoi du célibataire l’influence de sorte qu’il se désinvestit jusqu’au point d’arrêter toute pulsion libidinale et d’arrêter son désir. Ainsi ces pulsions libidinales et agressives sont visées et non représentées comme haine contre la femme. En contre partie, l’hyperesthésie est déclenchée comme un moyen de défense, en rapport avec une transgression réelle ou fantasmée, afin de sauvegarder l’idéal de la Femme. Dans le lien avec l’idéal à la femme, le mal et l’agression font parts égales, puisque la femme est associée avec cette fonction répressive. Le résultat sera un choc entre les sensations internes et le conflit avec la femme de telle sorte que la solution serait une fuite vers une dé-liaison avec la femme et l’arrêt d’une relation affective.

Le Moi « pris en intense transforme le plaisir en douleur pulsionnel » comme l’a noté A, Beetschen  (2012). Le sur-moi interdit non pas uniquement la satisfaction pulsionnelle, mais toute tentation de triomphe sur la femme, car cette peur du surmoi la remet à une position envahissante comme les expériences précédentes. Le cas échéant, la femme serait porteuse d’une fonction narcissique, son appropriation et son investissement vers l’engagement serait un processus narcissique. Le Moi de l’homme, pris de peur face à « l’image de la femme », subit l’intensité du sur-moi qui, agissant comme réaction, éveille les sentiments de haine soulignant son infantilisme. Le sur-moi, comme formation réactionnelle anti-narcissique, entendu ici comme le narcissisme tout-puissant associé à l’idéal, impose donc au Moi des affects, non pas de culpabilité, mais de fuite. Par une formation inverse, l’injonction anti-narcissique du sur-moi, qui se croit grand, le fait se voir tout petit. Tout comme si le sur-moi dans cette fonction anti-narcissique disait au Moi : « ridiculise ». En fait, c’est le reproche du sur-moi qu’il adresse au Moi pris pour objet idéalisé, ridiculisé ou emprisonné par cette femme. Dépendant de l’histoire singulière de chacun, les fantasmes, qui colorent les prétentions du Moi idéal, seront de natures différentes. Pour certains, ils concerneront davantage une scène primitive archaïque, pour d’autres, elles seront œdipiennes. Ils porteront des idées négatives destructrices surmoïques qui stimulent la fuite, la perplexité. Le célibataire dit ,M/L: « quand elle réclame de l’engagement, je fléchis dans le sexuel et des fois, je ne jouis pas avec elle et je tombe dans une impuissance physique et je me demande au début de notre lien où ce n’était pas le cas, mais quand elle insiste sur le projet de la réalisation du lien, je ressens une descente en flèche de mon excitation et de nouveau je me revois avec une autre fille et un nouveau commencement ». L’immédiateté de la mise en marche de la relation affective et son arrêt sont mis en œuvre. La question du temps passé et présent confondus et le rapport à autrui permettent d’établir la distinction entre ces deux registres. Chaque situation positive se transforme par une sensibilité exacerbée en se transformant en douleur. La séparation est une finalité, car les autres processus de différentiation ne sont pas mis en marche.

Par l’attirance, l’homme pourra résoudre l’équation binaire en lui–même en percevant la dimension temporelle et ainsi la femme en face de lui. Car ceci est un danger de l’humanité et lui sera maitre de son destin. Précisément, le danger est que si les hommes ne se séparent pas de l’image de la mère envahissante, tous les célibataires seront dans le danger de se retrouver sans descendance. Son futur affectif est en danger, car sinon il sera seul et il mourra seul. La persévérance dans le temps face à cette hyperesthésie permet de résoudre l’état du célibat et de laisser émerger la pulsion de savoir paternelle  C, Hoffman, du mê(2012)

 – et donc aussi maternelle – s’opposent à tout espace triangulaire à l’intérieur duquel une « chambre d’enfant », selon l’expression de H, Ségal (1988), puisse exister.

L’espace de la tragédie se trouve donc bien, ici, à nouveau représenter de manière saisissante l’espace psychique et le jeu des instances qui, dans ce cas particulier, s’opposent à toute issue vivante de la maternité.  « La pulsion a voulu se décharger en s’emparant d’un autre corps. Elle a actualisé́ ainsi son destin, cette sorte d’avidité́ d’aller vers son abolition : elle a cherché́ l’emprise, et dans cette étreinte, son propre sujet s’est perdu. C’est sur le fond de cette perte que le fantasmatique s’est mise en branle, déplaçant l’anéantissement pulsionnel sur le terrain de l’excitation sexuelle. Pour l’entre humain, l’actualisation du fantasme est ainsi devenue une question de vie ou de mort. Né de l’étincelle paternelle, le fantasme est « hors corps » et il prend le relais de la pulsion, qui reste toujours « du corps proprioceptif », mais pourrait le faire imploser. C’est dire que le fantasme et la pulsion courent à chaque instant, l’un refoulant l’autre. A chaque seconde la pulsion travaille le corps, le pousse sans savoir vers quoi, et à chaque seconde aussi, le fantasme cherche à libérer le trop plein. Le refoulé pulsionnel resurgit constamment les dessous du fantasme comme l’envers et l’endroit d’une même surface. Il est à̀ tout instant prêt à le déborder, ce qui se produit en effet lorsqu’une contradiction du fantasme entraine une rupture de la tension mais s’actualise dans l’hyperesthésie.

CONCLUSION

La question de l’hyperesthésie sensible avec comme corollaire à la question de la fantasmatisation du garçon pris par l’affect négatif, apparaît comme cruciale quant à la réparation de la position dépressive chez la mère dans le lien interactif à la mère. Cette réparation de la position dépressive est à mon sens à rattacher aux remaniements du moi qui s’opèrent à ce moment dans le psychisme de la mère, sous l’effet de la dualité pulsionnelle pulsion de vie-pulsion de mort. Cela pose la question de la re-sexualisation au cours du travail analytique dans la confrontation au traumatisme (André, 2008), en l’occurrence ici, la re-sexualisation du psychisme maternel après la rencontre avec la femme. Cette re-sexualisation ne peut s’établir que par la mise en forme (et si possible de manière sublimatoire) de la cruauté, dont J. M.Hirt (2007) nous rappelle que la femme portera l’idée avec le travail thérapeutique, avec le courant tendre et le courant sexuel. Pour retomber sur le fantasme et sa répétition, le célibat fait du surplace « Cherchant à̀ se débarrasser d’un traumatisme qu’il reproduit dans son propre mouvement, le fantasme se développe selon des implications logiques qui soutiennent une seule cause : l’existence du sujet dans une vise fantasmatique à un âge et une durée de vie. Il donne lieu à̀ une répétition restreinte ou à̀ une répétition élargie selon G, Pommier (2010,p.205). « On distingue ainsi une répétition restreinte de l’infantile (névrotique) et une répétition élargie (au sens où elle prend le large) qui cherche à inverser les contraintes de la première. Quand la répétition est restreinte, il s’agit du même scénario. Et quand elle est élargie, elle fuit cette mise en scène, qui reste son déterminant négatif, sans programmer ce qui va arriver. » (p.206). Le moteur de la répétition élargie c’est ce que je nomme « hyperesthésie ». « Le négatif se situe au point de retournement de l’amour vers la mère à une phobie négative et qui arrête le célibat dans un sentiment d’impuissance vers l’amour extérieur. Le célibat doit passer à l’amour extérieur sinon, il reste enfermé dans cette sensation et ceci arrête sa vie affective.

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